Les réseaux sociaux - et particulièrement Facebook - relaient des photographies de tous coins de Dordogne ... montrant notre département sous son plus vilain aspect.

Couze n'y échappe pas hélas.

210218 à Couze

Je découvre ce soir cette image de Monsieur Robert Becquet de la place Charles de Gaulle, face à la place de Porqueyre où les points d'apport (in)volontaires ont été installés en lieu et place de ce qui devrait être un espace fleuri.

Notre village est protégé au titre des monuments historiques, de la Dordogne jusqu'à la sortie du bourg ... Ces bornes sont installées dans ce périmètre. C'est une véritable honte.

Bien des "usagers" ont des difficultés à les utiliser ; d'autres - et pas des plus âgés - sont dans l'impossibilité physique et sociale de se rendre à quelques kilomètres sans voiture. Ils s'y rendent donc avec une brouette ... au bout de quelques mois, voire 2 années. Cet exemple est réalité et peut être prouvé.

D'autres encore trouvent "porte close", les badges présentant parfois des défauts et les bacs des pannes ... Chacun comprendra que les gens n'aient pas envie de repartir avec leurs sacs pleins, après soit les avoir sortis de leur voiture, soit les avoir apportés avec difficulté à pied ... 

Je vous laisse imaginer ce que ce sera cet été ...

Dans beaucoup de nos villages alentour, les élus ont exigé que ces points de collecte des déchets soient a minima semi-enterrés et esthétiques. Ce n'a pas été le cas à Couze.

Le président du SMD 3 - M. Pascal Protano - m'affirme dans un courrier du 18 décembre 2020 :   "je précise que des bornes enterrées sont installées dès lors que nous devons réaliser une installation sur un site rentrant dans le périmètre des ABF (Architectes des Bâtiments de France)." Encore faut-il que ses services aient eu l'information ...

Il n'est pas ici question de polémique - je sais que notre maire est favorable au retour de la collecte en porte à porte - ; il s'agit de se mobiliser tous pour empêcher un retour à des conditions d'hygiène et de confort d'un autre siècle.

Dans d'autres coins de France - on peut citer la communauté de communes Plaine de l'Ain en Rhône-Alpes ou celle du Toulois dans le Grand Est - des élus ont entendu leurs électeurs et ont su revenir en arrière dans l'intérêt de leurs populations.

Ce qui est possible ailleurs, peut être possible ici.

La loi fixe un objectif louable : la réduction de nos déchets.
La loi n'impose ni une collecte totalement collective,
ni son financement par une redevance forfaitaire onéreuse de type privé.

C'est à nous de faire entendre notre voix et de proposer une solution alternative au SMD3. Nous ne devons pas nous résigner à vivre le pire quand nous perdons le meilleur.

Rendez-vous demain sur le marché de Couze
au point d'information du SMD3
pour en discuter dans la courtoisie et le respect
dû aux salariés représentant le syndicat, à nos élus
et surtout aux producteurs, commerçants et artisans présents sur le marché
tout en appliquant les règles liées à la crise sanitaire.

Véronique Dubeau-Valade, citoyenne engagée -