Fer à chevalLes Français ont bien d'autres "chats à fouetter" en ce moment que de penser à l'élection municipale. Les Couzots n'échappent pas à la règle et on les comprend.

Une nouvelle vie démarre. Nous sommes dans l'obligation de nous adapter à une nouvelle société … et, malgré les drames qui peuvent se jouer ici et là, la pandémie qui s'est abattue sur le monde va permettre de revenir au bon sens et à l'essentiel. Comme disaient nos anciens, … "à toute chose malheur est bon".

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Certains souhaitent connaître ma position de candidat à l'élection municipale de Couze et Saint-Front. Je vous fais part de mes réflexions dans ce long article qui paraîtra également par thème au fil des jours pour ceux qui n'ont pas envie de le lire d'un trait !

Certes, il faut aller vite mais la démocratie nécessite-t-elle d'aller vite ou d'assurer l'égalité chère à notre République.

Juin ? Septembre ? … 2021 ?

Le 1er tour de l'élection municipale s'est passé dans des conditions inadaptées. Tout le monde en est d'accord.

Il ne faudrait pas que le second soit tout aussi contestable.

Car l'élection municipale doit être considérée "non pas comme une formalité qu'il faut finir d'expédier, mais comme l'acte majeur de la République des Territoires, une élection de la cellule de base de notre démocratie" comme vient de le rappeler Laurent Hénart, maire de Nancy lors de la réunion de concertation organisée par le Premier Ministre le 20 mai à l'hôtel Matignon.

L'article 1er de notre Constitution dispose que "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales."

Qu'en est-il de ces conditions d'égalité à ce jour ?

De l'égalité entre territoires

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La France n'est plus "bleu blanc rouge" mais "vert et rouge".

A ce jour, certains départements sont "libérés", d'autres non.

La carte peut évoluer. Des départements rouges peuvent passer orange ou verts comme des secteurs verts peuvent passer en orange ou rouge.

Il n'y a donc pas équité à ce jour pour les électeurs et les candidats qu'ils soient en Ile de France et dans l'est ou dans le reste du pays.

De l'égalité entre candidats

Compte tenu du confinement qui a bloqué les citoyens chez eux, seules les équipes sortantes ont pu continuer à se manifester auprès des populations.

Et si la plupart d'entre elles ont su assurer une solidarité plurielle, tel n'est pas le cas à Couze où, par exemple, la Commune a refusé la main tendue par une association couzotte dont un candidat adverse est partie prenante pour ne faire volontairement appel qu'à des personnes choisies par MM. Lafage et Saint-Martin et/ou leurs amis. C'est une réalité qu'il est impossible de nier.

De l'égalité entre électeurs

La crise sanitaire que nous vivons n'en est apparemment qu'à ses débuts même si tout est fait pour en limiter les effets.

Le Conseil Scientifique qui conseille le Gouvernement dans la crise sanitaire inédite que nous vivons indique que l'élection est possible mais … pas la campagne qui doit la précéder. Voilà qui ne va pas rassurer les électeurs, particulièrement ceux qui sont considérés par ces mêmes élites ou qui se considèrent eux-mêmes comme personnes à risques.

Il y a donc aujourd'hui les électeurs qui se sentent en capacité d'aller voter et ceux qui jugent que cela est un trop grand risque pour eux.

Tous ne se sentent donc pas en situation de voter et le risque d'abstention est probablement plus élevé qu'au 1er tour.

 Et pourtant …

 "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants … Le suffrage … est toujours universel, égal et secret." (art. 3 de la Constitution Française).

Un second tour … Pas de campagne électorale

Bien que plusieurs dates circulent dans les media et milieux politiques, il apparaît de plus en plus clairement – à la suite notamment de la réunion de concertation avec les représentants des partis politiques qu'a organisée le 1er Ministre hier – que le Gouvernement – sauf rebond majeur de la pandémie – va opter pour un second tour se tenant le 28 juin pour éviter de modifier le calendrier électoral (élections sénatoriale en septembre 2020, départementale et régionale en 2021).

Cela sera annoncé probablement dans les jours qui viennent mais la décision finale devrait être prise à mi-juin.

Les réunions étant interdites comme le porte à porte, ne restera aux candidats que la possibilité de faire campagne via les réseaux sociaux … alors même que tous les citoyens n'y ont pas accès, particulièrement en milieu rural.

Un 2è tour qui ne peut pas être la simple suite du 1er 

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La situation socio-économique a dramatiquement évolué entre mars et aujourd'hui. Preuve en est l'annonce à portée symbolique faite hier par Renault : l'usine historique de Flins va fermer ses portes …

Voilà de quoi imaginer ce que va être la violence sociale de la rentrée et les drames qui vont frapper les familles.

Si le 1er tour de l'élection pouvait voir des projets "de continuité", tel n'est plus le cas aujourd'hui.

Les conditions de gestion d'une commune ne sont plus les mêmes aujourd'hui que celles pré-existant le 15 mars.

Le 2è tour n'est donc pas simplement la suite logique du 1er.

Des drames se sont joués, la situation économique a évolué et va générer une crise sociale hors normes. Elle va aussi avoir des répercussions sur les budgets communaux.

L'exemple de Couze

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La situation de Couze atteste de ces conséquences.

Village touristique, son budget est abondé par des recettes issues de son patrimoine économique et tributaires elles-mêmes du chiffre d'affaires du camping des Moulins et du Moulin de la Rouzique.

Le budget que MM. Lafage et Saint-Martin ont voulu à tous prix voter avant l'élection municipale – contrairement à la majorité des communes de France - est donc déjà défaillant puisque tenant compte de recettes habituelles alors qu'elles seront largement minorées du fait de moindres chiffres d'affaires d'une part et de probables difficultés de trésorerie consécutives d'autre part.

Parallèlement, les dépenses seront inévitablement majorées pour tenir compte des nouvelles règles sanitaires et sociales à mettre en œuvre au profit du personnel d'une part, et de l'Ecole que nous souhaitons tous maintenir à Couze, voire la développer comme cela est mon cas.

Une obligation de re-écrire le programme des candidats

Les programmes des candidats vont devoir impérativement évoluer et les candidats eux-mêmes doivent pouvoir prouver leur capacité, s'ils sont élus, à être présents et disponibles à toute heure pour toutes autres choses que simplement se montrer ou assurer une gestion courante en lieu et place des élus d'aujourd'hui comme on peut le constater ces temps derniers.

Le maire qui sera ensuite élu par le Conseil Municipal aura intérêt à bien connaître les rouages des institutions partenaires et hiérarchiques pour "tirer son épingle du jeu" au profit de Couze et des Couzots.

Agir avec souplesse et vivacité

Le Conseil Municipal 2020-2026 devra avoir en son corps tant des membres ayant une expérience d'élu exécutif reconnue que des professionnels ou citoyens issus du monde de l'entreprenariat rompus aux enjeux socio-économiques pour faire face à des situations et défis qu'on ne peut certainement pas encore imaginer. Car la crise va durer … Ne nous voilons pas la face.

DES MOYENS INNOVANTS

POUR UNE CAMPAGNE CONCRETE, DE SERVICE ET DE PROXIMITE

Telle sera donc celle que mènera sans aucun sectarisme et avec respect des mesures "barrière" l'équipe que j'anime pour vous offrir dès le 28 juin la réalisation d'un nouveau projet pour Couze

Véronique Dubeau-Valade,
candidat à votre service, au service de l'intérêt collectif de Couze et du bien-vivre tous ensemble -