Sans doute n'en ont-ils pas vraiment fiers pour fournir dans le dernier bulletin municipal des explications floues qui ne réflètent pas vraiment la réalité !!!

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Rahim et Zohra Hallalel ont repris "la boutique couzotte" et ont vite compris que leur épicerie n'était pas suffisante pour que leur affaire soit viable. Ils se sont donc très vite orientés vers une activité de petite restauration et, quand leur trésorerie le leur a permis, ils ont acquis la licence IV laissée disponible suite à la liquidation judiciaire de l'ancienne auberge des moulins "Le temps des moulins". Les Couzots ont ainsi la chance de pouvoir se retrouver autour d'un verre à l'heure de l'apéritif ou traîner autour d'un kebab les soirs d'été sur leur terrasse ...

Leur activité multi-services est essentielle à la convivialité d'un village rural.

Développement

Récemment et après avoir une nouvelle fois attendu sagement de disposer des fonds le permettant, ils ont engagé une procédure et suivi une formation pour obtenir l'autorisation de débit de tabac laissée là encore vacante lors de la liquidation judiciaire précitée.

Toutes preuves ont été apportées pour dire combien ils étaient sur le point de devenir le 15è repreneur de l'autorisation n° 2400522S après la SNC Piccolo Mondo, M. Guérineau et tous leurs prédécesseurs depuis des décennies ...

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5366-fullC'était sans compter que du côté Lalinde, "le bistro du pont" avec ses horaires spécifiques ne voit pas d'un bon oeil se rouvrir le tabac de Couze ... et craint sans doute une baisse de chiffre d'affaires ... et c'est ainsi que la Confédération des Buralistes a alerté sur la proximité entre les deux

Port de Couze a en effet de tous temps bénéficié de 2 tabacs : un côté Lalinde - c'est aujourd'hui "Le bistro du pont" - et un côté Couze - le dernier portait le nom de "Le temps des mouins".

Discussion il y a donc eu lors d'une visite faite par le service "Tabac" dépendant de la Direction Régionale des Douanes et Droits Indirects en présence de MM. Saint-Martin et Alloitteau qui sont restés taisants alors que le service Tabac avait à l'origine analysé naturellement un simple déplacement au sein d'une même commune dont l'autorisation dépend du maire selon l'article 70 de la loi n° 2009-526*.

Véronique Dubeau-Valade - alertée comme d'autres Couzots sur le risque encouru par notre commune de perdre définitivement son tabac - a proposé son soutien à Monsieur le Maire dans un courrier du 4 octobre 2020 (à lire en cliquant ici) en lui communiquant tous détails lui permettant d'aider le commerce couzot. Elle a eu également la possibilité d'intervenir en défense du débit de tabac couzot au cours du Conseil Municipal du 8 octobre (cf. compte-rendu du Papetier).

Hélas, le débat sur le sujet n'a pas été constructif ..., une antipathie évidente étant manifestée tant envers l'ancien maire qu'envers Zohra Hallalel qui avait osé se désolidariser du précédent conseil municipal dont Jean-Christophe Saint-Martin fut maire-adjoint.

En conséquence de quoi, et alors même qu'aucune information de l'Etat via le service Tabac n'a encore été émise formellement envers "La Couzotte", MM. Saint-Martin et Alloitteau ont anticipé et écrit à Zohra et Rahim Hallalel pour leur annoncer avoir donné un avis défavorable à leur demande d'obtention de l'autorisation de débit de tabac pour ne pas défavoriser ... le bistro du pont à Lalinde.

Bien que depuis longtemps active dans le millieu des collectivités territoriales, Véronique Dubeau-Valade n'a jamais vu une municipalité favoriser le développement d'une commune voisine au détriment de son propre territoire.

Car, après avoir arrêté "La Maison des Services de Couze" sous la précédente mandature, refuser aujourd'hui que "la Couzotte" devienne le 15è repreneur de l'autorisation n° 2400422S, c'est aussi refuser de voir s'implanter à Couze les nouveaux services proposés par les bureaux de tabac tels que paiement de factures, impôts et taxes, vente de billets de train et autres services annexes ... C'est donc refuser de développer un service public à Couze. C'est donc affaiblir une activité économique essentielle - plus d'épicerie de dépannage, par exemple - dans notre village. C'est potentiellement la disparition de notre unique multi-services rural.

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Pour mémoire, il fut un temps où l'Etat avait proposé un refus de permis de construire pour des Couzots souhaitant agrandir leur maison d'habitation située sur les côteaux. Le maire considérant cette décision de l'Etat comme injustifiée avait alors saisi le sous-préfet. Ce dernier - M. Bernard Pouget - avait clairement indiqué que l'Etat émettait un avis mais la responsabilité de la décision incombait au maire lui-même. Il avait alors suggéré que la décision d'accorder le permis de constuire soit soumise à vote au Conseil Municipal après communication argumentée, ce qui fût fait.

La décision du maire validée par un vote du Conseil Municipal d'accorder le permis de construire n'avait pas été invalidée prouvant ainsi le pouvoir réel de la fonction.

Force rose

Oui, les maires savent générallement saisir toute opportunité pour faire valoir les droits de leurs concitoyens et favoriser le bon développement de leur commune.

*Concernant les débits de tabac, l'article 70 de la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplication et de clarification du droit et d'allègement des procédures (mise à jour en 2014) stipule : "Le déplacement, dans la même commune, d'un débit de tabac ordinaire permanent est autorisé par le maire, après avis du directeur régional des douanes et de l'organisation professionnelle représentative sur le plan national des débitants de tabac.

A défaut de réponse dans le délai d'un mois à compter de la date de saisine, le silence gardé par le directeur régional des douanes ou par l'organisation professionnelle représentative sur le plan national des débitants de tabac vaut avis favorable." 

Volonté rose

Il y a là matière à défendre un commerce local quand on en a la volonté ... quitte à saisir les parlementaires aptes à faire évoluer des points particuliers d'une loi.

A Couze, le maire - habilité à le faire - n'a pas autorisé la 15è reprise avec déplacement de 30 mètres. Il a émis un avis défavorable.

Que les bonnes volontés continuent à se manifester pour défendre l'intérêt de Couze et lui permettre de conserver le bureau de tabac, fermé temporairement suite à la liquidation judiciaire de la SNC Picollo Mondo.