Le 11 novembre 1918, un armistice mettait fin à ce qui fut appelé "la première guerre mondiale".

La commémoration de cet armistice s'est faite dans la plus grande discrétion en 1919, puis de manière officielle dès le 11 novembre 1920 : l'Etat français rendit alors les honneurs militaires au "soldat inconnu" dont la dépouille fut choisie pour représenter tous les soldats français morts pour la patrie et fut inhumée sous l’arc de triomphe de l’Étoile à Paris.

Trois ans plus tard, une flamme du souvenir était placée à son côté.

C'est à partir de 1922 que le 11 novembre est devenu fête nationale fériée commémorant la victoire et la paix et qu'une cérémonie prend lieu dvant la tombe du soldat inconnu, cérémonie marquée notamment par une prise d’armes, un dépôt de gerbes de fleurs et la sonnerie "aux morts".

Toutes les communes sont invitées à se joindre à ce rituel dans les cimetières devant les mémoriaux militaires de la Grande Guerre ainsi qu'au pied des monuments aux morts.

Depuis 2012,
la République française rend hommage ce jour-là
à tous les morts,
militaires et civils engagés au nom de et pour la France.

Ronan Pointeau

A Couze, cette cérémonie couzotte célébrée dans le plus profond respect pour nos morts a permis de rendre particulièrement hommage à Ronan Pointeau, le jeune soldat mort récemment au Mali au nom de la paix dans le monde. 

A la demande de Monsieur le Maire, tous les Couzots présents ont partagé des pensées amicales pour sa grand-mère lindoise, Michèle Dubé que la plupart connaissent.

Une fois la cérémonie terminée et les portes-drapeau remerciés, la Commune a offert le pot de l'amitié, moment toujours symbole d'extrême convivialité.


 

Respect des lois et convenances

La cérémonie du 11 novembre est  une cérémonie oecuménique
qui ne doit en aucun cas être à visée politicienne.

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Il était donc particulièrement inadapté ce matin, lors des cérémonies à Couze, que le candidat sortant à l'élection municipale de 2020 Jean-Christophe Saint-Martin - au mépris de tous les protocoles et conventions - affiche son écharge de 2è adjoint en présence et aux côtés du maire - ce qu'il n'avait jamais fait auparavant dans le cadre de son mandat -. Qu'un membre proche de sa famille soit dans le cercle officiel n'est par contre pas criticable dans la mesure où il s'y trouve systématiquement depuis le début de la mandature pour y gérer la sonorisation.

Disant cela, le Papotier ne cherche à entrer dans aucune querelle stérile. Il souhaite simplement souligner l'importance des cérémonies commémoratives dont le but est de se recueillir en hommage à des Françaises et Français dans la plus grande neutralité.

Tout candidat - quel qu'il soit - doit respecter le caractère neutre et sacré des cérémonies commémoratives. Qui plus est, tout élu municipal se doit de connaître et respecter la Loi qu'il représente sur son territoire, particulièrement lorsqu'il est maire ou adjoint et conséquemment officier de police.

Le protocole est le code des bienséances publiques ; c’est l’expression de l’ordre constitutionnel français. Il repose sur le décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires.

Conformément à l’article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales, les maires portent l’écharpe tricolore avec glands à franges d’or dans les cérémonies publiques et toutes les fois que l’exercice de leurs fonctions peut rendre nécessaire ce signe distinctif de leur autorité.

Les adjoints quant à eux portent l’écharpe tricolore avec glands à franges d’argent dans l’exercice de leurs fonctions d’officier d’état civil et d’officier de police judiciaire, et lorsqu’ils remplacent ou représentent le maire en application des articles L. 2122-17 et L. 2122-18.

Les conseillers municipaux portent l’écharpe tricolore avec glands à franges d’argent lorsqu’ils remplacent le maire en application de l’article L. 2122-17 ou lorsqu’ils sont conduits à célébrer des mariages par délégation du maire dans les conditions fixées par l’article L. 2122-18.

En aucun cas, adjoints et conseillers municipaux ne peuvent porter l'écharpe tricolore en présence du maire, ce dernier n'ayant alors pas besoin d'être remplacé ou représenté et encore moins pour faire campagne.

Le port de l'écharpe tricolore
n'est pas folklore mais
respect pour la représentation citoyenne

Réponse du ministère : Intérieur
publiée dans le JO Sénat du 19/04/2001 - page 1354
Réponse. - L'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales (anciennement article R. 122-2 du code des communes) ne comportait qu'une formule générale à l'attention des maires autorisés à porter l'écharpe tricolore " dans les cérémonies publiques et toutes les fois que l'exercice de leurs fonctions peut rendre nécessaire ce signe distinctif de leur autorité ", sans donner de précision sur la manière de la porter. Comme le rappelle l'honorable parlementaire, il est exact qu'une réflexion a été engagée afin de répondre à des sollicitations récurrentes d'élus qui souhaitaient savoir dans quelles conditions et de quelle façon porter l'écharpe ainsi que les personnes autorisées à la porter. Cette réflexion s'est concrétisée par la publication au Journal officiel du 23 décembre 2000 du décret nº 2000-1250 du 18 décembre 2000, modifiant l'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales. Le nouveau dispositif, qui laisse aux élus communaux la liberté de porter l'écharpe en ceinture ou en écharpe, précise l'ordre dans lequel doivent être portées les couleurs. L'ordre retenu, faisant figurer le bleu près du col, a pris en compte les observations historiques, iconographiques et les usages anciens les plus répandus, par différenciation avec l'ordre adopté par les parlementaires, depuis plus d'un siècle, qui place le rouge près du col. La modification réglementaire présente donc l'avantage de distinguer optiquement un parlementaire d'un maire, étant bien entendu qu'en cas de cumul de mandats (député-maire, sénateur-maire) c'est le mandat national qui prévaut. Enfin, le texte précise que les adjoints au maire peuvent porter l'écharpe dans leurs fonctions d'officier de police judiciaire et d'officier d'état civil et lorsqu'ils remplacent ou représentent le maire, ce qui exclut le port de l'écharpe en dehors de ces circonstances et notamment dans les cérémonies publiques en présence du maire. De même, le port de l'écharpe a été étendu aux conseillers municipaux, dans des cas plus restreints, à savoir lorsqu'ils célèbrent des mariages et lorsqu'ils remplacent ou représentent, par délégation, le maire.