La France est une grande et belle démocratie où chacun peut s'exprimer.

Pour autant, il est évident que la majorité de sa population est silencieuse.

L'exemple le plus flagrant en est l'évolution du mouvement dit "des gilets jaunes". Ce sont quelques individus isolés qui, en novembre, ont osé dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Alors, quasiment tous les Français ont enfilé un gilet jaune ou l'ont posé ostensiblement dans leur véhicule ... C'est ainsi que le gouvernement a pris des premières mesures en décembre et lancé un grand débat où tout un chacun a pu s'exprimer. On en attend le résultat dans quelques jours, semaines, mois et années car le temps de l'action publique est plus long que celui de l'action privée.

Et le silence est retombé ... Les mauvaises habitudes ont repris ...

Silence gauche

Car si la majorité des Français était d'accord pour dénoncer haut et fort et à juste titre la multitude d'injustices dont ils étaient victimes, c'est aujourd'hui une minorité de "gens" qui stationne sur les ronds-points ou va déambuler dans les rues des villes sans se démarquer clairement des "casseurs" en tous genres qui pénalisent l'activité économique et particulièrement celle générée par les plus faibles de ses acteurs : "petits commerçants", employés de grandes enseignes, collectivités locales et leurs employés ...

La majorité des Français condamne ces faits ... dans la discrétion !

Silence droite

A Couze ...

Bien des Couzot(te)s condamnent la destruction du chemin du Papetier, la destruction de l'arboretum couzot, la destruction des oeuvres d'art composant le Fonds Communal d'Art Contemporain financé en grande partie par le Conseil Général, l'abandon à un particulier d'un chemin rural ancestral en plein coeur de village, la cession gratuite de parcelles à un particulier, etc., etc., etc. ... tout en laissant à Véronique Dubeau-Valade la charge de batailler individuellement pour le collectif couzot au risque de la faire paraître comme "le vilain petit canard" qui empêche la puissance locale de "tourner rond".

En France ...

Le collectif AntiCor (ANTI-CORruption) lutte contre la corruption, corruption qui n'est pas forcément liée à des intérêts financiers particuliers mais découle souvent d'abus de pouvoir consécutifs à des incompétences ou des solutions de facilité pour des élus peu soucieux du bien public.

Contre 

N'avons-nous pas collectivement besoin de
citoyens engagés pour défendre notre intérêt commun contre "les puissants" ?

A chacun ensuite de se faire sa propre opinion et la juste part des choses ...

Dans le Sud-Ouest ... 

La SEPANSO, Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest est une association française de défense de l'environnement qui œuvre depuis 1969 pour la sauvegarde du patrimoine naturel.

Particulièrement active en Dordogne, elle est attaquée actuellement sur sa défense de l'environnement de la vallée de la Dordogne autour de Beynac. Le droit de réponse qu'elle publie suite à un article paru dans l'Essor Sarladais le 22 février 2019 exprime bien ce qu'est la défense de l'intérêt commun par des citoyens engagés ... et les risques qu'ils encourent ce faisant.

SepansoDroit de réponse à l'article de l’Essor SARLADAIS du 22 février 2019

Depuis quelques temps, en dehors du seul dossier du projet de contournement de BEYNAC, la SEPANSO Dordogne est l'objet de critiques acerbes de la part des porteurs de projets. Le Président du département, avec certains élus qui partagent la même vision du monde de demain, n'apprécient guère l'association

Le département fait une campagne pour décrire la SEPANSO et le collectif comme des ayatollahs arriérés, afin de se créer une ambiance favorable autour du tribunal de Bordeaux.

Il est évident que les décisions de justice prises depuis quelques mois aussi bien par le TA que le Conseil d’État (Parcs éoliens dans la forêt de la Double, centrales solaires au sol sur des terres naturelles, circuit de VENDOIRE, contournement de BEYNAC et de BOURDEILLES...) alimentent une agressivité à l'encontre de la SEPANSO et on peut comprendre la sensation du caillou dans la chaussure.

La SEPANSO 24 est agréée depuis 1972 par la préfecture et reconnue d'utilité publique depuis 1982 par l’État. Notre association est une association généraliste et de fait, à un vaste champ d’application, puisque tous les plans et programmes susceptibles d’avoir des effets positifs ou négatifs sur l’environnement sont pris en compte à travers d’une liste de documents de planification devant faire, soit l’objet d’une évaluation environnementale systématique en raison de leur importance, soit au cas par cas.

En ce qui concerne la question de l’indépendance de l’Autorité Environnementale :

Cette question est particulièrement délicate pour tout positionnement associatif, pour garantir la séparation effective de l’Autorité environnementale chargée de donner un avis sur l’évaluation environnementale de plans et projets, de celle chargée de prendre les décisions d’approbation.

La SEPANSO Dordogne ne touche AUCUNE subvention. Elle ne fonctionne qu'avec des bénévoles et aucun frais n'est attribué dans le cadre de missions ou d'activités de fonctionnement. Le montant de l'adhésion est décidé en AG par chaque section ce qui signifie que celui-ci peut être différent. Ne touchant aucune subvention, la section SEPANSO 24 doit faire face à des charges fixes incombant essentiellement au legs d'une maison qui lui sert de siège et de permanence.

Certains jugent notre association trop virulente, c’est bien la preuve que chaque section est différente et autonome. La SEPANSO 24 est la seule association départementale de défense environnementale qui mène des actions en justice, se constitue partie civile, réclame des dommages et intérêts en faveur de la conservation de la nature faune et flore.

La SEPANSO Dordogne est indépendante des groupements de nature politique, syndicale ou confessionnelle et des structures économiques et administratives

Oui la SEPANSO n'est pas une association godillot, OUI elle défend l'intérêt général, OUI elle pense à ce que sera la planète dans les siècles à venir et ce que nous laisserons aux générations futures. Sommes nous à contre courant de ce qu'aujourd'hui tous les gens censés proclament ? Il est évident que l'on va droit dans le mur si l'humain continue à se comporter comme pendant les trente glorieuses. Alors, selon le Conseil Départemental, parce que l'on ne partage pas la même vision du monde, la SEPANSO 24 serait contre tout, parce qu'elle s'oppose à ses projets auto routier !

Quand la SEPANSO est informée, par des lanceurs d'alerte, sur des projets de toute nature, elle demande à ce que les riverains et associations environnementales et autres soient associées et fassent des propositions dans le cadre de solutions alternatives.

La SEPANSO Dordogne a actuellement une trentaine de dossiers en étude, (PLUI, créations et extensions de carrière, élevages intensifs, agriculture industrielle, urbanisation, projets d'énergies renouvelables sur des terres naturelles, infrastructures routières, hyper marché, stations d'épuration, pollution de rivière, gestion des forêts avec du déboisement à outrance...

Avant de s'engager dans un dossier, la SEPANSO 24 prend toujours une position sur le fond. Est-ce nécessaire, il y a-t'il des alternatives et quel est l'impact sur la nature, la faune et la flore?.

En France, Chaque seconde, 26 m2 de terres fertiles se transforment en acier ou en béton, le reste étant empoisonné par l'agrochimie. Un fléau bien plus grave que la crise, car si la France ne dispose plus d'un socle viable et durable, fondement de toute civilisation, alors les autres enjeux de société ne seront que chimères. Sauvons le droit du sol. Le plancher des vaches, se disperse, se ventile, s'éparpille façon puzzle. A force de rouler dessus, de le pomper, de le triturer, de le recouvrir de ciment et de ferraille, notre socle national est en train de dépérir.

Le pouvoir de décider à la place des autres, de savoir ce qui est bien ou mal, de dire qu’un projet est obligatoirement bénéfique à toute la population, que l’économie va repartir, que des entreprises vont être créées, que les touristes vont enfin pouvoir venir en Dordogne se décontracter, consommer de plus en plus, que les habitants de la Dordogne vont pouvoir rouler de plus en plus vite pour rentrer chez eux, que leurs biens immobiliers vont prendre de la valeur parce que près d’une voie à grande circulation qui sera obsolète dans une dizaine d'années,n'appartient pas qu'aux seuls élus.

Concernant les contournements de SARLAT : sur le contournement Ouest, le maire de SARLAT a reconnu, qu'il n'y avait pas eu de concertation suffisante ce qui a motivé la ire des riverains. Pour le projet de contournement Nord de SARLAT, la SEPANSO ne s'est pas positionnée car elle souhaite,  en qualité d’association agréée et reconnue d'utilité publique y être associé, avec, aussi, tous les riverains qui pourraient être impactés par le tracé.

Au sujet de celui de Périgueux Est : la majorité des maires des communes concernées par le contournement ont refusé le tracé imposé. Celui-ci ayant été une fois de plus réalisé en dehors de toutes concertations, avec la  pratique de la politique du fait accompli. Il est vrai que la SEPANSO a soutenu des opposants pour des raisons d'impact sur la nature, terres agricoles, zones urbanisées...

Il est aussi vrai que la SEPANSO s'est opposée au contournement, en zone Natura 2000, de BOURDEILLES et il s'avère que la justice lui a donné raison.

En ce qui concerne le contournement Ouest de MUSSIDAN, la SEPANSO s'y est opposée car  là aussi, la loi n'a pas été respectée : une autorisation préfectorale de déboisement de 4,5 h a été accordée et en réalité, ce sont 15 h qui ont été déboisés...

La SEPANSO est réaliste et reconnaît que l’automobile est devenue indispensable à la vie des Périgourdins et irremplaçable, si nous voulons continuer à habiter le territoire en habitat dispersé que nous ont laissé nos ancêtres, et si nous voulons développer un tourisme responsable qui diffuse et enrichisse tout le territoire.

Cela étant dit, il faut adapter le réseau routier et les stationnements à un usage doux et apaisé et il  faut soutenir les autres modes de déplacement collectif, sans prétendre qu’ils vont remplacer la voiture, en proposant des solutions concrètes.

Exemples typiques : de nouvelles haltes en gare, une nouvelle halte SNCF au Pré de Cordy à Sarlat qui facilitera la vie des lycéens et des employés du lycée, privilégier le transport des gros volumes par le ferroutage,

Il faut développer les voies vertes, et aussi profiter de la technique du vélo qui peut utiliser tout le réseau secondaire avec très peu d’investissement. En Ardèche, on labellise pour les vélos routes,  résultat : les routes sont à moins de 500 véhicules par jour.

Trop souvent nous sommes dans l'affrontement et dans le contentieux, du fait qu'aucune concertation est recherchée avec les citoyens. Alors, quoi de plus naturel, la SEPANSO fait entendre leurs voix. N'est-ce pas une des questions du grand débat national ? Il faut arrêter de prendre les citoyens pour des demeurés incapables d'avoir une opinion sur la manière dont ils souhaitent vivre. Nous ne cherchons pas à être aimés n'en déplaise à celles et ceux qui ne vivent qu'au travers de leur cour, la SEPANSO veut qu'au travers d'elle, entre autres, les citoyens soient entendus et respectés.