Bernard vu par JosyTel est le titre de l'exposition d'hiver 2018 au Château de Biron qui rappelle, si besoin en était, tout le talent de l'artiste Bernard Dupuy dont la douceur est formidablement mise en valeur par cette photographie prise par son épouse, Josy.

Fioretti"Sollicité par Gérard Fioretti, Luc Defontaine et Jérôme Anthoine, désireux de présenter leur production, le Conseil Départemental a fait le choix de mettre à leur disposition les salles d'exposition aménagées dans le bâtiment des maréchaux et le pavillon Henri IV du Château de Biron, jusqu'en mai prochain.

L'hommage qu'ils prévoyaient de consacrer à leur ami Bernard Dupuy, photographe périgordin récemment disparu, a pu ainsi prendre la forme non pas d'une rétrospective exhaustive de son travail, mais d'une sélection de plus de cinquante photographies mettant en avant les thèmes qu'il affectionnait tout particulièrement. L'ampleur des lieux à investir a guidé le choix des oeuvres, leur nombre et leur distribution spatiale.

peinture Jérôme Anthoine

Propice aux grands formats, le rez-de-chaussée du bâtiment des maréchaux accueille les oeuvres de Jérôme Anthoine et de Luc Defontaine. Les créations notamment sérielles de Gérard Fioretti occupent la salle plus intimiste du pavillon Henri IV. A l'étage, la salle des maréchaux est dédiée aux photographies de Bernard Dupuy. Elles sont regroupées autour de quatre grands thèmes : les paysages portuaires, les paysages naturels et habités et les friches industrielles.

Le pavillon Henri IV présente des oeuvres en dialogue témoignant des liens d'amitié et de collaboration que les plasticiens entretenaient avec le photographe et ce au-delà de leur engagement artistique, à coup sûr, singulier. Au total, plus d'une centaine d'oeuvres ponctuent le parcours de visite.

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L'hommage rendu à Bernard Dupuy a nécessité une approche plus approfondie de son travail. Une dizaine d'illustrations commentées donnent les clés de lecture pour une exploration plus personnelle de son univers photographique. En contrepoint, les liens d'amitié, de collaboration ou de création conjointe que Bernard Dupuy a tissés avec Gérard Fioretti, Luc Defontaine ou esquissés avec Jérôme anthoine, organisent les rapprochements d'oeuvres faits dans la dernière salle de l'exposition.

Figure également dans cette salle un exemple de la complicité artistique qui se jouait entre le peintre périgourdin Philippe Demeillier et Bernard Dupuy. L'illustration commentée d'une oeuvre révélatrice du lien que Bernard Dupuy entretenait avec chacun de ses amis clôture "le temps d'une rencontre".

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Le catalogue de l'exposition d'où est extraite cette présentation rappelle également l'influence de Couze sur son oeuvre . "C'est en 2011 qu'il a été sollicité par la Commune de Couze et Saint-Front pour participer, en tant qu'artiste invité, à 'Papier d'art, papier de Couze', une carte blanche, pour restituer ce qu'a été l'aventure industrielle et humaine des usines à papier sur ce cours d'eau. Il a exprimé l'invisible de ce qui a été et de ce  qui existe encore aujourd'hui. La 'vitre brisée' correspond à cette égard à une vision très subtile de l'artiste, à un moment de grâce qui se passe de tout commentaire.

Cette expérience nous en dit beaucoup sur la source d'inspiration que constituaient pour lui les friches industrielles ..."

Peiro et FiorettiLe vernissage de l'exposition - samedi 10 février - était lui-même "le temps d'une rencontre" !

Josy

Josy Herpe-Dupuy et Maëva Dupuy ont su sélectionner les oeuvres les plus représentatives du talent et de la sensibilité de leur époux et père. Nul doute que Maëva - tournée vers l'avenir comme sa maman - saura rendre longtemps hommage à son papa par son propre talent multiple et son engagement dans le théâtre.

Maëva