SO 171201

Les communautés d'agglomération de Périgueux et Bergerac ont enfin compris la nécessité de travailler ensemble et vont mettre en commun leurs intelligences et services ... C'est une nécessité absolue si on veut un développement durable en matière économique et économe !

Pourquoi la Communauté de Communes Bastides Dordogne-Périgord n'a-t-elle pas suivi le même chemin en gardant son indépendance mais en mettant en place des passerelles avec la CAB plutôt que de se faire absorber dans le SCoT de Bergerac ?

On a bien compris, lors de la présentation qui a été faite jeudi 30 novembre à Beaumont du Périgord, combien il était important pour le Bergeracois d'intégrer dans son schéma de développement tant les industries du bassin lindois (Polyrey et Munskjö-Ahlstrom) que le carrefour ferroviaire du Buisson de Cadouin.

Il est bien évident qu'au fil du temps la vallée de la Dordogne a montré sa prédominance dans le développement du Périgord et gérer un territoire allant de Gardonne à Urval est un atout formidable face à Périgueux et son agglomération.

Bravo à la CAB, bravo au SyCoTeB qui gère le Schéma de Cohérence Territorial berceracois ... Ils savent valoriser leurs atouts et c'est là un point positif pour notre pôle secondaire si ses dirigeants sont assez forts pour en tirer parti. En ce sens, maintenant que les jeux sont faits, nous avons tout intérêt à les soutenir fortement mais avec vigilance dans cette démarche.

2017 > 2040

L'objectif du SCoT bergeracois qui traite désormais une population de 91.000 habitants est de la porter à 105.000 en 2040 en s'appuyant sur un diagnostic en cours d'instruction et et mettant en face les moyens nécessaires pour ce faire.

Un diagnostic pessimiste

Notre territoire est terriblement vieillissant et les revenus par ménage sont excessivement faibles (de l'ordre de 19.000 € par an).

Un foyer sur 3 est composé d'1 seule personne.

Alors que 80 % de la population et 80 % de l'emploi sont concentrés le long de la vallée de la Dordogne, le millieu rural s'appauvrit avec un nombre excessif de logements vacants ou semi-vacants (résidences secondaires). A titre d'exemple, ces locaux  vacants (environ 5.000 soit 10 % du parc) représentent à eux seuls entre 10 et 11 ans du stock nécessaire de logements !

Cet habitat - qu'on trouve également au coeur de Bergerac et le long de la route reliant Bergerac à Lalinde - est vétuste, parfois même trop vétuste pour être rénové dans des conditions économiques satisfaisantes ... Qu'en faire ? De plus, cet habitat ancien était destiné à des familles assez étoffées alors qu'on l'a vu plus haut les ménages d'aujourd'hui sont en nombre très limité d'où un besoin de surface moindre.

"La situation est dramatique"

C'est en ces termes que Christian Estor, président de la CCBDP, a qualifié l'évolution de l'école en Périgord où on constate, vieillissement de la population oblige, une chute phénoménale du nombre d'élèves dans les écoles primaires :

  • 550 en moins en 2017 ;
  • 650 en moins en 2018 ;
  • 750 en moins en 2019.

Déjà entre 2011 et 2017, le Périgord a perdu 17 % de ses élèves en école primaire ...

Si elle s'en tenait strictement à ces chiffres, l'Education Nationale supprimerait 40 classes en Périgord ... Ce n'est bien évidemment pas tenable mais pose le problème de l'organisation des écoles ...

PLU page 7

Et à Couze ?

Jean-Louis Lafage y a-t-il réfléchi en engageant sans en avoir les moyens financiers la réfection de l'école de Couze à hauteur de 450.000 € et en abandonnant l'école maternelle susceptible de faire venir de jeunes ménages dans notre commune ? 

Où est la cohérence quand parallèlement on lit page 7 du rapport d'enquête concernant l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme de la commune - abandonné avec les 35.000 € de frais d'études engagés - : "L'ancienne municipalité s'était fixé comme objectif d'installer 225 habitants supplémentaires en 2022 mais l'actuelle a revu les chiffres à la baisse, tout comme la surface disponible à la construction". 

Sans commentaire supplémentaire ...

Une économie poussive ...

Industrie, agriculture sont en difficulté alors que le tertiaire va croissant ... mais, toujours en rapport avec l'évolution de notre population, celle des retraités progresse de 7 % ...

Il est temps de redonner du souffle à notre économie. Malheureusement si l'on a un aéroport en forte progression (300.000 voyageurs par an à ce jour) et avec une véritable ouverture sur l'Europe et le monde, le Bergeracois est enclavé tant en infrastructures routières que ferroviaires. L'enjeu des déplacements est majeur et devra être traité avec force.

La nécessité impérieuse d'une cohérence territoriale

On peut retenir quelques objectifs et moyens pour ce faire :

  • accueillir à l'horizon 2035 environ 6.000 logements supplémentaires
  • "intensifier" les formes urbaines pour créer des quartiers d'habitat et d'affaires agréables à vivre
  • optimiser la desserte interurbaine
  • limiter les risques et les nuisances incombant au développement urbain
  • promouvoir le capital "nature" comme facture d'attractivité et vecteur de développement
  • valoriser le terroir agricole ...

La nécessité impérieuse pour les communes d'être elles-mêmes fortes

Dans un tel contexte, seuls les élus suffisamment ambitieux pour leur commune sauront faire entendre la voix de leurs administrés et sauver leur espace de vie.

Les citoyens doivent comprendre combien ce qui se joue aujourd'hui est important pour leur avenir, celui de leurs enfants et la valorisation de leurs biens fonciers et immobiliers. Ils ne peuvent qu'être encouragés à  suivre les réunions publiques où leur sont présentés enjeux et objectifs ...

Prochaine réunion
mardi 5 décembre 2017 à Creysse
(salle Bella Riva)
Parlons climat > Construisons un Plan Climat Air Energie pour le Bergeracois

L'approbation du nouveau SCoT bergeracois incluant le pays des Bastides Dordogne-Périgord est prévu en avril 2019, celle du PLU intercommunal de la CCBDP quelques mois après ... Les travaux vont bientôt démarrer ... Soyons vigilants.