Lydia Charlet

"C’est avec une immense tristesse que toute l’équipe du journal a appris ce lundi le décès de son ancienne collègue Lydia Charley.

Dévouée à L’Echo, Lydia avait en charge les abonnements du journal sur le département. Une mission qu’elle menait avec engagement pour ce titre qu’elle affectionnait mais aussi pour les valeurs politiques qu’il véhicule au quotidien et que Lydia partageait avec conviction.

On se souviendra de cette petite bonne femme haute en couleurs, au caractère bien trempé, et au franc-parler brut de décoffrage.

Lydia était une énergique, une battante, une passionnée, une amoureuse de la vie.

La mort a frappé bien trop tôt cette camarade qui aurait du jouir de sa retraite dans deux mois.

Toute l’équipe du journal L’Echo présente ses sincères condoléances à son fils, sa famille et ses proches."

(Photographie extraite de l'Echo -)

C'est par ces mots sensibles que l'Echo a annoncé le décès de notre amie Lydia.

Bien sûr, nos sensibilités politiques étaient éloignées et, pourtant, je lui avais proposé en 2008 de participer à notre aventure municipale en lui promettant, si nous étions élus, qu'elle aurait en charge le fleurissement de la commune. Tout le monde sait et voit en effet l'attachement qu'elle avait à l'environnement de sa maison de la traverse.

Elle avait d'abord accepté puis s'était ravisée ... Il allait y avoir sous peu des élections sénatoriales et cela lui posait problème de travailler avec un maire qui allait probablement voter pour un sénateur de droite !

C'était bien là, Lydia ..., cette Lydia que nous connaissions bien dans notre famille puisque son papa avait habité un temps Pessac-sur-Dordogne et avait même sollicité mon mari pour qu'il lui fasse une petite place sur la propriété familiale de Gironde !

Les 6 années de ma mandature à la tête de Couze ont permis de collectionner maints et maints souvenirs de cette battante comme la qualifie l'Echo.

Quand elle avait une idée en tête, elle ne la lâchait pas ... et elle savait dire en face ce qui la chagrinait ... y compris par des coups de fils à plus de minuit !!! L'équipe municipale actuelle a eu l'heur de l'apprendre !

Lydia sortait prendre l'air et trottinait chaque soir, en pleine forme ... Nous en profitions pour parler de la vie du village ... Comme le dit si bien l'Echo ..., elle avait son franc-parler et ne mâchait pas ses mots !

Sont-ce ses fleurs qui l'ont trahie ? Je n'ose y croire tant elle les bichonnait ... mais pour autant c'est une sale bête de frelon asiatique qui aurait eu raison de sa joie de vivre. Il semble que sa piqûre ait entraîné un oedème de Quincke, puis un premier arrêt cardiaque suivi d'un second fatal ...

Je sais que je peux me faire l'écho de tous les Couzots pour présenter à son fils et sa famille l'amical soutien de tout un village en ces si tristes circonstances. Ses obsèques seront célébrées jeudi matin à 9 heure au cimetière de Couze.

Au revoir, Lydia !

Véronique -