Conseil Municipal

Le Conseil Municipal s'est réuni ce soir dos à des plantes sèches, le ficus offert par Mme Paulette Jayle effeuillé par manque d'entretien ... Quelle tristesse !

Manquait Stéphanie Faure qu'a bien voulu excuser le maire et les deux habitués aux absences que sont Alexandre Geffard et Aurore Aptel qui avaient confié leurs pouvoirs respectivement à Christian Rolland et Jean-Louis Lafage.

Le compte-rendu du 28 décembre 2015 a été approuvé à l'unanimité après que les élus aient accepté l'ajout en dernière minute de 3 délibérations et le retrait d'une 4è au prétexte qu'un sénateur avait déposé un projet de loi pour contrarier celle que le maire ne veut pas appliquer !

Délibérations diverses

Il a été ensuite question de délibérations d'ordre administratif votées à l'unanimité :

  • promotion (méritée) d'une assistante d'école maternelle
  • maintien des tarifs des activités scolaires et péri-scolaires.
  • achat d'un video-projecteur pour 2.397,60 € TTC bénéficiant d'une subvention de l'Etat à hauteur de 799 €
  • versement d'une subvention exceptionnelle de 150 € pour l'achat par le Pétanque Club de Couze de boules de pétanques au profit des enfants dans le cadre des Temps d'Activité Périscolaire
  • extension du colombarium par l'installation d'un bloc de 4 emplacements supplémentaires pour 2.304 €
  • organisation d'une battue administrative autour de l'église Saint-Etienne pour piéger et chasser les pigeons
  • création du Conseil Municipal des Enfants proposé dès leur installation, initié et prévu par les élus de la mandature précédente

CM enfants

L'achat d'un agitateur pour la station d'épuration à hauteur de 3.528 € a été voté sans Jean-Christophe Saint-Martin qui s'est abstenu, voulant que ce soit le SIAEP qui le finance. Il a semblé au Papotier que seul Jean-Paul Lavigné avait compris que le SIAEP était le délégué de la commune. Le maire n'a-t-il pas expliqué aux conseillers municipaux :

  • que l'assainissement est un service de la commune au même titre que l'école,
  • que l'assainissement dispose d'un budget particulier (et que c'est ce budget qui perçoit les recettes des citoyens et paye l'entretien du réseau)
  • et que le SIAEP est au service de la commune pour gérer en ses lieux et place cet entretien et ce suivi sous réserve d'être rémunéré et que le matériel soit acquis par son propriétaire, la commune ?

Deux sujets particuliers ont retenu l'attention du Papotier.

Valorisation paysagère autour de la Couze et des Guillandoux

Bief des Guillandoux

Le 1er adjoint semble être passionné par le Moulin des Guillandoux et ses abords. Il a donc proposé au vote un nouveau chantier d'été pour valoriser la partie partant de cet hébergement reconnu par lui "haut de gamme" et allant jusqu'au Moulin sous le Roc :

  • 21 jours, 12 volontaires internationaux, 2 animateurs techniques
  • une hébergement sous tentes prêtées par l'association "les Linden", des matelas pneumatiques par la Commune de Lalinde, des bottes et outils par le Centre de Détention de Mauzac
  • une communication assurée par le PGB et le RVPB avec le soutien technique de Pierrick Bibart, son directeur
  • un contrôle par la PEMA (Police de l'Eau et des Milieux Aquatiques) sur le milieu naturel
  • une reprise de la ripisylve
  • un aménagement paysager avec des arbres abattus, taillés, élagués, plantation d'arbustes, buissons et vivaces, pose de barrières
  • remodelage du local du Pétanque Club de Couze
  • installation de bancs, tables et massifs entre les terrains de pétanque et la route de Varenne
  • panneautage.

A la grande surprise du Papotier, ce projet est voté à l'unanimité bien que Jean-Paul Lavigné ait posé une question conditionnant le vote : quel coût ? Philippe Franco a considéré qu'on votait d'abord le projet et qu'on verrait ensuite combien il coûtait et comment il était financé.

argent

On comprend mieux cette organisation de vote quand on connaît le coût de l'opération : 12.480 €. Grâce au ciel, ce n'est pas ce que devra payer la commune qui a obtenu le financement à hauteur de 80 % de ce qui est à sa charge soit 8.980 € dont le financement est assuré de la manière suivante :

  • 53 % par l'Europe soit 4.759,40 €
  • 22,23 % par le Département soit 2.000,00 €
  • 4,45 % par la Communauté de Communes soit 400,00 €
  • le reste soit 1.821 € par autofinancement communal.

Or ce montant ne comprend que le prix de la prestation de Concordia. Restent à régler les fournitures de matériel et de plants ... Dans un esprit de développement durable, Gilles Perronnet s'engage à ce que l'ensemble des fournitures de matériel et plants proviennent de récupérations ... Espérons qu'une fois récupérés, ces matériaux ne subiront pas le sort du ficus offert par Mme Paulette Jayle aujourd'hui complètement desséché.

Le financement est donc voté à l'unanimité.

Restructuration et mise aux normes de l'ensemble mairie-école : un pari osé

Couze-et-Saint-Front_mairie

Là, le Papotier se souvient des cris d'orfraie, des mensonges honteusement colportés lors de la réalisation de l'Etendoir sous la mandature précédente. Car le maire dit vouloir réaliser un projet structurant au cours de sa mandature. Et ce sera la restructuration du bloc école-mairie qui avait été préparé sous la mandature précédente et pour lequel l'ATD (Agence Technique Départementale) avait présenté son projet, projet aujourd'hui repris et amendé par l'équipe actuelle pour un montant de 472.500 € TTC.

Le maire en explique le financement prévu :

  • l'état à hauteur de 154.700 €
  • le département pour 118.125 €
  • de la réserve parlementaire pour 7.000 € - le donateur n'a pas été précisé
  • un emprunt de 32.425 € auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations
  • un autofinancement de 111.125 €

Ces travaux seraient étalés en 3 tranches en 2016, 2017 et 2018. Le projet est voté à l'unanimité.

Certes il est utile et nécessaire de restructurer cet ensemble, de le mettre aux normes de sécurité, d'acoustique et d'énergie tout comme il faut le protéger des termites qui le minent. Certes il faut profiter - comme l'équipe municipale l'avait fait pour l'Etendoir - des avantages financiers dont peut bénéficier la commune actuellement pour ces mises aux normes.

Mais n'aurait-il pas été plus sage d'aménager le presbytère en 3 appartements comme cela était prévu par l'équipe autour de Véronique Dubeau-Valade pour un coût de 300.000 € financé par des subventions et un emprunt couvert par des loyers garantis, cet aménagement apportant :

  • un bénéfice social à une personne âgée ou handicapée, un appartement étant prévu pour personne à mobilité réduite
  • de la taxe d'habitation supplémentaire en recette au profit de la commune
  • des enfants dans une école qui en manque ...

Il eut été possible entretemps de régler le problème des termites.

De plus, re-organiser une commune en ces temps particulièrement incertains pour les collectivités locales paraît relever d'un pari osé comme cela apparaîtra dans la conversation à batons rompus qui suivra le conseil municipal clôturé à 21 h 15.

Questions diverses > cession de parcelles communales à un particulier

Moulin des Guillandoux

Véronique Dubeau-Valade est attendue au tournant. Le maire lui avoue avoir imaginé qu'elle serait présente et avoir minutieusement préparé la réponse aux questions posées au sujet de la cession de parcelles communales au propriétaire du Moulin des Guillandoux. Il charge donc son 1er adjoint de répondre.

Au cours d'un échange particulièrement musclé où Philippe Franco affiche enregistrer Véronique Dubeau-Valade, où Gilles Perronnet, Christian Rolland, Jean-Christophe Saint-Martin ont besoin d'être rappelés au calme par le maire ..., il est difficile d'entendre une réponse claire.

Mme Véronique Dubeau-Valade est accusée d'avoir intenté maints procès au propriétaire des Guillandoux ce qu'elle nie vertement ; MM. Lafage et Lavigné confirment que le Conseil Municipal avaient engagé maintes procédures préalablement et qu'une était en cours au moment de l'installation du nouveau Conseil Municipal en 2008 ... Une seule et courte intervention procédurale est dûe à la mandature 2008-2014 et a eu pour objet justement de faire cesser les relations procédurales avec le Couzot concerné, objectif qui fut atteint.

Le 1er adjoint indique vouloir céder les parcelles concernées par la délibération du 28 décembre 2016 pour éviter le coût de nouvelles procédures avec le propriétaire du Moulin des Guillandoux.

Véronique Dubeau-Valade a confié au Papotier ne pas avoir la vivacité suffisante pour comprendre les propos de Philippe Franco qui d'ailleurs lui fait remarquer qu'elle n'a rien compris au texte de ladite délibération : il n'a jamais été question de cession gratuite. Dont acte.

De ses explications complexes, il semble ressortir que

  • les francs-bords doivent appartenir au moulin ce que Mme Sandrine Segeard dément par son information qu'elle doit une servitude de passage de 3 mètres au Moulin des Guillandoux pour permettre l'accès par son propriétaire au bief
  • le service des domaines a maintenant été consulté et a volorisé chaque parcelle à 15.000 €
  • le notaire de la commune - Me Laurence Diot-Dudreuilh - et le notaire conseil consultés ne voient aucune incompatibilité à cette cession
  • la Commune n'aurait jamais participé à des travaux sur le bief du moulin des Guillandoux et devrait une quote-part de 50 % à son propriétaire pour des travaux estimés de l'ordre de 72.000 € sur 10 ans. Véronique Dubeau-Valade se fait rabrouer parce qu'elle ose affirmer que l'information est erronnée. Pendant qu'elle était en fonction, la Commune a réglé au moins une facture ... que les élus disent n'avoir jamais trouvée ... tant les dossiers étaient en désordre ..., etc. etc., etc. ... S'ensuivent des gamineries dont la menace de Philippe Franco de restituer ses propos enregistrés, etc., etc., etc. 

En gros ... Mesdames et Messieurs ... Circulez ... Il n'y a rien à voir .... Après un cours sur ce qu'est la valeur vénale d'un bien par le Professeur Franco, il ressort que les parcelles seraient déjà payées par la dette communale sur l'entretien du bief ... et que cette transaction coûterait moins cher que les probables procédures que risquerait d'engager le propriétaire du Moulin des Guillandoux.

Véronique Dubeau-Valade ne peut que dénoncer :

  • la méthode d'un Conseil Municipal dont le 1er adjoint enregistre les intervenants hors séances du Conseil avec l'accord du maire ;
  • le désengagement de la Commune dans la protection de son patrimoine privé alors même que Philippe Franco, dans ses propos politiques, affirme qu'il faut "rendre à la société sa capacité de révolte".

> ATSEM

Il y en avait 2. Il n'en reste qu'une. L'autre poste est occupé par un travailleur engagé en CUI-CAE.

> Ecole

Elle est "sur le fil du rasoir" pour reprendre les propos du maire. Elle risque la perte d'une classe. Il n'y aura plus de classe maternelle à Couze, un pôle "petite enfance" étant installé à Baneuil probablement dès la rentrée 2016-2017.

S'est ensuivi un débat politique et politicien où, une fois encore, Philippe Franco a noyé le public dans un concours d'éloquence dont il est seul acteur. Tout le monde affiche comprendre. Tant mieux !

Vive Couze. Vive Saint-Front. Vive Couze et Saint-Front le plus longtemps possible.